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Sujet : Hi-Tech

Les ventes de montres connectées continuent de chuter, emmenées par Apple
(24.10.2016 / 19:54:46)

San Francisco (awp/afp) - La chute des ventes mondiales de montres connectées s'est accélérée au troisième trimestre, emmenée par l'Apple Watch qui accuse un plongeon de 71,6%, selon des estimations lundi du cabinet de recherche IDC.

Toutes marques confondues, 2,7 millions de montres connectées ont été écoulées au troisième trimestre, soit 51,6% de moins que sur la même période de 2015.

Apple ne divulgue pas officiellement ses chiffres de ventes, mais IDC les évalue à 1,1 million d'unités, soit 41,3% du marché mondial et un recul de 71,6% sur un an.

Au deuxième trimestre, IDC avait estimé la baisse à 32% pour l'ensemble du marché, et à 55% pour l'Apple Watch.

Le cabinet invoque en partie le calendrier de renouvellement des appareils: la deuxième génération d'Apple Watch n'est arrivée sur le marché que fin septembre, la nouvelle Gear S3 de Samsung n'est pas encore sortie, et plusieurs fabricants hésitent à proposer un nouvel appareil avant les fêtes car Google a repoussé à l'an prochain la mise à jour de son logiciel d'exploitation (Android Wear 2.0).

Toutefois, "il devient également évident que les montres connectées actuelles ne sont pas pour tout le monde", relève Jitesh Ubrani, un analyste d'IDC.

"Avoir un but et une utilisation clairs est primordial, c'est pourquoi beaucoup de fabricants se concentrent sur le fitness à cause de sa simplicité. Mais à terme, différencier l'usage de la montre connectée et du smartphone sera un élément clé", prévient-il.

Au troisième trimestre, Garmin a pris la deuxième place mondiale derrière Apple, avec environ 600.000 unités vendues (20,5% du marché).

Samsung arrive en troisième position (environ 400.000 unités, soit 14,4% du marché), suivi par Lenovo et Pebble (quelque 100.000 unités chacun, pour respectivement 3,4% et 3,2% du marché)

afp/rp

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Re : Hi-Tech

Amazon teste un magasin physique sans caisses à Seattle
(05.12.2016 / 18:16:13)

San Francisco (awp/afp) - Le géant américain de la distribution en ligne Amazon a dévoilé lundi un concept de supermarché où le client n'a plus besoin de passer à la caisse, grâce à des technologies d'intelligence artificielle.

Sur son site internet, Amazon dit tester un magasin physique d'environ 170 mètres carrés à Seattle, où il propose des produits alimentaires de base (pain, lait, fromages, chocolats) ainsi que des plats à emporter. Il est accessible pour l'instant seulement pour les employés du groupe, mais devrait s'ouvrir au grand public "début 2017".

"Amazon Go" promet aux consommateurs qu'ils n'auront "jamais à y faire la queue": Après avoir utilisé l'application mobile du groupe pour rentrer dans le magasin, ils pourront remplir leur caddie comme dans n'importe quel supermarché, puis partir sans avoir à passer à la caisse.

C'est "rendu possible par le même type de technologies que celles utilisées dans les voitures autonomes", à savoir des capteurs combinés à de l'intelligence artificielle permettant aux ordinateurs de "voir" et d'apprendre, explique le groupe.

Ces technologies "détectent automatiquement quand les produits sont pris ou remis dans les rayons, et en garde la trace dans un panier virtuel. Quand vous avez fini vos courses, vous pouvez simplement quitter le magasin. Peu après, nous facturerons votre compte Amazon et vous enverrons un reçu", détaille-t-il.

Ce n'est pas la première fois que le géant du commerce en ligne ouvre un magasin physique: il avait inauguré l'an dernier sa première librairie, également à Seattle où le groupe a son siège, et quelques ouvertures supplémentaires ont été annoncées depuis dans d'autres villes américaines.

Néanmoins, si le test de Seattle s'avère concluant et qu'Amazon confirme également son positionnement sur les produits frais et d'épicerie, il est susceptible de mettre beaucoup plus la pression sur les commerçants traditionnels comme Wal-Mart, vers lesquels les consommateurs continuent encore à se tourner en grande majorité pour leurs courses alimentaires.

afp/rp

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Re : Hi-Tech

CES: robotique et intelligence artificielle à l'aide des handicapés
(08.01.2017 / 12:16:39)

LAS VEGAS (awp/afp) - Grâce aux progrès de la robotique et de l'intelligence artificielle, le secteur technologique offre de nouveaux espoirs pour améliorer la qualité de vie des handicapés.

La startup américaine BrainRobotics présentait ainsi cette semaine au salon d'électronique CES de Las Vegas une prothèse de main capable d'interpréter les signaux envoyés par les muscles résiduels de l'utilisateur.

Le fondateur de BrainRobotics, Bicheng Han, dit vouloir "fournir une prothèse à bas coût" mais "fonctionnelle", permettant un contrôle précis de la force exercée par chaque doigt.

L'entreprise ambitionne une commercialisation d'ici un an pour moins de 300 dollars, quand les produits similaires actuels peuvent selon elle en atteindre plusieurs dizaines de milliers.

"L'utilisateur peut contrôler (la prothèse) en se servant de la force de ses muscles", comme il le ferait de manière naturelle pour bouger les doigts de la main, selon Kacper Puczydlowski, un expert expliquant le fonctionnement du prototype à Las Vegas.

Le système d'intelligence artificielle repère certaines caractéristiques de ces signaux musculaires, comme leur ampleur par exemple, et "les passe à travers un algorithme de classification" qui "sépare les différents types de geste" (poing fermé, index levé, etc). Il transmet ensuite celui qu'il a identifié et son intensité au moteur de l'appareil, détaille-t-il.

La prothèse est calibrée initialement pour chaque individu en "entraînant" l'intelligence artificielle: l'utilisateur fournit une base de données de comparaison en répétant chaque "geste" à plusieurs reprises. La procédure, qui peut se faire à domicile, "devrait prendre moins d'un mois pour un utilisateur moyen, avec au moins 50% de musculature résiduelle", selon Kacper Puczydlowski.

- Parler à l'oreille -

L'intelligence artificielle peut aussi venir en aide aux mal-voyants. Facebook et Microsoft notamment ont dévoilé l'an passé des systèmes capables de "voir" des images et d'en décrire le contenu pour les aveugles.

La société israélienne Orcam montre pour sa part au CES un petit appareil baptisé MyEye, qui s'adapte assez discrètement sur une branche de lunettes et est commercialisée depuis peu en France par l'intermédiaire d'Essilor.

Le dispositif intègre une caméra, qui "regarde" ce qui est devant l'utilisateur ou ce qu'il montre du doigt, et un haut-parleur qui lui parle à l'oreille. Il peut lire un texte, identifier des produits au supermarché ou des personnes, grâce aux technologies de reconnaissance visuelle d'une autre société israélienne avec laquelle Orcam partage un fondateur, MobilEye. Cette dernière est également fortement impliquée dans un autre domaine susceptible d'améliorer la mobilité des personnes handicapées: les voitures autonomes.

Chez le danois Oticon, ce sont les objets connectés de la maison qui parlent à l'oreille du consommateur, malentendant cette fois: l'appareil auditif connecté que montre l'entreprise au CES peut par exemple recevoir un message, directement dans l'oreille de son utilisateur, quand quelqu'un sonne à la porte, ou déclencher automatiquement la cafetière quand on l'allume le matin, suggère une porte-parole de l'entreprise.

- Bouger avec des exosquelettes -

Hyundai ambitionne de son côté de s'attaquer à la paralysie avec des exosquelettes robotisés. Un prototype montré au CES s'adresse plus particulièrement aux paraplégiques, auxquels il rend la capacité de se lever, marcher ou monter des escaliers, détaille Jung Kyungmo, un ingénieur de recherche du groupe sud-coréen.

L'appareil, baptisé H-MEX, longe le bas de la colonne vertébrale et tout l'arrière des jambes, avec des attaches au niveau de la taille, des cuisses, des genoux et des pieds. Un système de motorisation permet de déclencher des mouvements de rotation au niveau des articulations, depuis des boutons de commande placées sur les béquilles et par l'intermédiaire d'une connexion sans fil.

"Nous n'avons pas de plan pour produire des produits grand public", prévient Jung Kyungmo, mais "nous faisons des études cliniques dans des hôpitaux" pour le modèle H-MEX.

Le milieu médical, et plus particulièrement les centres de rééducation, c'est également le marché visé par la startup Japet de Lille (nord de la France) pour son exosquelette lombaire Atlas. Le dispositif repose sur quatre colonnes motorisées qui s'étirent "pour décompresser la colonne vertébrale et soulager les douleurs lombaires", explique un des cofondateurs, Damien Bratic.

Japet espère commercialiser son produit d'ici fin 2017 ou début 2018, et n'exclut pas par la suite de le décliner pour les problèmes au niveau des cervicales, ou pour les myopathies.

soe/cr

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Re : Hi-Tech

Semi-conducteurs: la Chine construit une usine géante pour rattraper les USA
(20.01.2017 / 10:30:00)

Pékin (awp/afp) - Un groupe étatique chinois va investir 30 milliards de dollars dans une usine géante de puces mémoires, faute d'avoir pu racheter des technologies étrangères, a-t-il annoncé, à l'heure où Pékin veut doper la production nationale de semi-conducteurs pour réduire sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis.

Tsinghua Unigroup, un fabricant public de puces électroniques, va investir cette somme colossale (environ 28 milliards d'euros) pour construire un nouveau site à Nankin (est), où seront produites 100.000 plaquettes de silicium par mois, a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué.

Les puces seront notamment destinées aux smartphones. Les semi-conducteurs sont également cruciaux dans les technologies d'intelligence artificielle et les objets connectés.

Or, le régime communiste encourage le développement de technologies locales dans les semi-conducteurs pour réduire la dépendance des entreprises à l'égard de leurs onéreuses importations de composants électroniques étrangers.

Les exportations américaines de semi-conducteurs vers la Chine avaient ainsi atteint 6,93 milliards de dollars en 2015, selon un chiffre officiel américain rapporté par Bloomberg.

Tsinghua Unigroup avait certes tenté en 2015 de racheter l'américain Micron Technology afin de mettre la main sur ses technologies: un échec cuisant, dû à d'intenses pressions réglementaires.

Il s'est finalement décidé à construire, avec l'appui du gouvernement, ses propres usines de pointe après une salve de recrutements de responsables de firmes étrangères. Des ex-dirigeants de l'américain Micron Technology et des taïwanais United Microelectronics et Nanya Technology ont ainsi rejoint le groupe chinois.

Tsinghua Unigroup avait déjà annoncé, en mars 2016, la construction d'une usine de puces mémoires à Wuhan (centre) pour un investissement de 24 milliards de dollars.

Pékin encourage cette accélération du développement de technologies "made in China", d'autant que les opportunités d'acquérir des "champions" étrangers se raréfient face au durcissement des gouvernements occidentaux.

En décembre, le fonds d'investissement chinois Grand Chip a ainsi annoncé l'échec de sa tentative d'acquisition de l'allemand Aixtron, face à la farouche opposition des Etats-Unis, mais aussi aux réticences de Berlin.

La Maison Blanche a bloqué purement et simplement le rachat des activités américaines d'Aixtron, arguant de "risques pour la sécurité nationale" en raison d'une "prise de contrôle par un intérêt étranger" de techniques utilisées dans la composition des semi-conducteurs et pouvant être employées à des fins militaires.

afp/al

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Re : Hi-Tech

"L'ouverture" des marchés chinois ..... lol....


La Chine a 731 mio d'internautes, soit la population de l'Europe
(23.01.2017 / 07:36:00)

Pékin (awp/afp) - Le nombre d'internautes en Chine, déjà le plus élevé au monde, s'établissait fin décembre à 731 millions de personnes, soit l'équivalent de la population du continent européen, ont annoncé les autorités.

Au total, 53,2% des 1,37 milliard de Chinois sont désormais considérés comme des internautes, a indiqué dimanche dans un communiqué le Centre d'information sur l'internet (CNNIC), un organisme gouvernemental.

La Chine a ainsi gagné 43 millions d'utilisateurs d'internet en un an (+6,2%), a précisé le CNNIC -- soit presque autant que la population de l'Espagne.

Pékin bloque l'accès depuis la Chine à de nombreux sites internet étrangers: Facebook, Instagram, Google, YouTube, Dailymotion, Twitter ou encore des sites d'information. Les contenus publiés par les médias chinois et sur les réseaux sociaux locaux sont par ailleurs très étroitement surveillés. La rapidité de diffusion, le volume des informations et l'utilisation de logiciels permettent cependant parfois de devancer ou contourner la censure.

Pour autant, la Chine mise sur l'internet, les start-ups innovantes et l'explosion des ventes en ligne pour dynamiser le modèle de croissance économique du pays, dont les moteurs traditionnels (exportations, industries lourdes, production manufacturière) s'essoufflent. Pékin a lancé un ambitieux plan ("Internet plus") pour stimuler l'usage du web et l'essor des nouvelles technologies.

Illustration avec les paiements en ligne via smartphone: leur nombre d'utilisateurs a explosé en 2016 (+31,2%). Ces systèmes novateurs (WeChat Pay, Alipay, etc.) quasi-inconnus en Occident, s'imposent désormais partout en Chine et permettent de régler en quelques secondes un achat: des courses au supermarché, un billet de cinéma, un repas au restaurant, une facture d'électricité ou encore un voyage en taxi.

Au total, 67,5% des internautes chinois (469 millions) ont effectué un achat en ligne à l'aide de leur téléphone portable l'an passé, contre 57,7% en 2015, selon le CNNIC.

afp/al

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Re : Hi-Tech

Gartner dévoile ses principales prévisions stratégiques informatiques pour 2026 et au-delà.

Jusqu'en 2027, l'IA générative et l'utilisation d'agents d'IA créeront le premier véritable défi aux outils de productivité courants depuis 30 ans, provoquant un bouleversement du marché d'une valeur de 58 milliards de dollars.

D'ici 2026, l'atrophie des compétences en matière de réflexion critique, due à l'utilisation géniale de l'IA, poussera 50 % des organisations mondiales à exiger des évaluations de compétences "sans IA".

D'ici 2027, 35 % des pays seront enfermés dans des plateformes d'IA spécifiques à leur région et utilisant des données contextuelles exclusives.

D'ici 2028, les organisations qui domineront seront celles qui exploitent l'IA multi-agents pour 80 % des processus commerciaux en contact avec le client.

D'ici 2028, 90 % des achats B2B seront intermédiés par des agents d'IA, faisant passer plus de 15 000 milliards de dollars de dépenses B2B par des échanges d'agents d'IA.

D'ici 2030, 20 % des transactions monétaires seront programmables pour inclure des conditions d'utilisation, et ce à destination des agents d'IA.

D'ici 2027, grâce à l'IA agentique, l'écart entre le coût et la valeur des contrats de services centrés sur les processus sera réduit d'au moins 50 %.

D'ici 2027, la réglementation fragmentée de l'IA s'étendra à 50 % des économies mondiales, entraînant des investissements de conformité de 5 milliards de dollars.

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Re : Hi-Tech

...
whaaa ...doit-on en avoir peur ?

voici un extrait de la newsletter de mariedolle (In bed with tech) ... et ça laisse pensif :


"... Alors que le monde s’agite autour des lancements de Gemini 3 Pro et de Nano Banana Pro (nouveaux modèles d’IA de Google et son module dédié à la génération d’images HD), Midjourney, autre générateur IA d’images, a discrètement mis à jour son interface, en basculant ses comptes utilisateurs … en profils sociaux.
... les images générées sont désormais visibles par les autres utilisateurs connectés.
On pourrait être tentés de dire : « Oui, mais Midjourney a commencé sur Discord, c’est dans son ADN d’être social. » ... Et pourtant.
Ce qui m’a arrêtée, c’est ce moment où l’interface me demande un nom, une bio. Et quand je laisse la case vide, elle s’auto-complète : “I’m imagining”, suivi… de mon dernier prompt. Comme si mon identité devenait littéralement la trace de ce que j’imagine.
Et c’est là que quelque chose se déplace ... aujourd’hui, quelque chose semble basculer.
Avec cette mise à jour de Midjourney, ce ne sont plus seulement nos visages, nos voyages ou nos brunchs qui deviennent visibles. Ce sont nos imaginaires, nos projections et chemins mentaux, nos tentatives, nos ratés, nos fantasmes minuscules, nos intuitions en esquisses. Autrement dit : ce que nous ne montrons jamais. Ce qui, longtemps, restait dans cette zone liminale entre le désir et la formulation.
=> une nouvelle forme de nudité : la nudité cognitive. La plateforme ne se contente plus d’exposer ce que nous avons fait ; elle dévoile ce que nous pensons faire, ce que nous envisageons, ce qui anime nos imaginaires. Et avec l’IA générative, l’imaginaire passe du latent au visible.